• 1 + 1 = 4 (et des embrouilles !)

    Il est temps de redonner vie à ce blog en inaugurant une nouvelle rubrique Soyez bêtes !


    En effet, je vous annonçais il y a plusieurs mois de grands bouleversements dans ma vie avec l’arrivée du prince charmant. Depuis, un chat et un chien nous ont rejoints. Et le tableau s’est quelques fois assombri. C’est donc une envie de confession et de conseils qui me pousse à partager mon expérience.

     

    Et le rêve devient réalité


    On a tous des rêves (comme dirait Raiponce). Certains rêvent de devenir chanteurs, d’autre de gagner au loto. Moi, je rêvais de trouver l’amour et qu’ensemble nous élevions un chien. Il est chat, je suis chien… pourquoi ne pas adopter les deux ? Pour le chat, nous n’avions pas d’attente particulière, mais pour le chien nous avons défini des critères et avons fait une recherche sur internet pour trouver une race qui correspondait. Nous (enfin peut-être plus "je") avons eu un coup de foudre pour une race qui malheureusement est rare, donc chère et avec une longue attente.
     
    Pour conserver un peu d’anonymat, je fais délibérément le choix de ne pas vous dire la race de chien. De toute façon, cette histoire peut parler à tout futur ou actuel propriétaire de chiens, qu’il s’agisse d’un chihuahua ou d’un berger allemand.

    bouille de chiot


    8 mois à attendre et à nous préparer avec enthousiasme à l’arrivée de ce toutou. Nous avons un peu comblé notre impatience avec l’arrivée du chat, ce qui m’a permis d’affûter un peu mon autorité.


    Lorsque le jour est enfin arrivé, j’étais toute excitée mais également morte de trouille. Et si le chiot ne me plaisait plus ? Et si on refusait de nous le confier ? Et si ça se passait mal ? J’ai tout de suite craqué pour sa petite bouille. J’étais même un peu jalouse que mon compagnon arrive plus facilement à l’apprivoiser que moi. Malgré mes peurs, nous repartons avec notre "bébé" dans les bras, faisons un long trajet en voiture sans problème et les premières d’un long flot de larmes ont commencées à couler.


    J’ai pleuré de joie dans la voiture avec cette grosse boule de poils dans les bras. Mon rêve devenait enfin réalité. J’avais un chien ! Un chien avec qui partager des éclats de rire, des câlins, des jeux, des sorties… et des difficultés…

     

    Et la réalité devient cauchemar


    Quand vous lisez qu’un chiot n’est pas propre et fait pipi partout. C’est vrai ! En à peine 30 minutes à la maison, le petit coco avait baptisé tous les tapis de la maison avec des trainées de pipi… Nous sommes arrivés tard à l’appartement et mon compagnon était exténué. J’ai donc dû me jeter dans le bain très vite : donner un premier bain au chien (durant l’intégralité duquel il a hurlé), passer de longs moments avec lui sur le balcon pour limiter les incidents pipis, l’empêcher de courir après le chat, passer la nuit à le rassurer car il n’était plus avec ses frères et sœurs et que j’étais sa nouvelle môman.


    Dès lors, un fossé s’est creusé avec mon compagnon. Un conseil que je ne lis pas souvent sur internet est l’importance pour un couple qui adopte un animal d’être en accord parfait sur les "règles" que vont exiger l’arrivée de ce nouvel habitant. J’ai eu le sentiment terrible d’être abandonnée durant les premiers mois du chiot. Certes, je lui consacrais beaucoup de temps, beaucoup trop probablement, mais mon compagnon lui en accordait si peu que je me sentais obligée de compenser.


    Il est vrai qu’un chien peut faire pas mal de dégâts. On espère toujours qu’on y échappera mais on ne peut pas toujours l’éviter. Si nous avons eu beaucoup de chance avec le chat qui n’a jamais rien détruit (ni objet poussé dans le vide, ni griffures, ni pipi mal placé), ça n’a pas été le cas du chien : meubles mâchouillés, tiroirs ouverts et contenu déchiqueté (livres, câbles, etc…), parquet griffé, malpropreté, agressivité…

    chiot machouille


    Mon compagnon qui est de nature assez râleuse semblait de moins en moins emballé à l’idée d’avoir ce chien. Je cherchais donc toutes les solutions pour diminuer sa "colère" : sortir le chien jusqu’à 7 fois par jour pour qu’il apprenne à faire ses besoins dehors et dépense son énergie, apprentissage de la propreté sur les tapis absorbants, exercices pour maîtriser son agressivité (enfin sa peur), ses excès de joie (et vas-y que je te grimpe dessus ou que je pisse de joie…), jouets à mâchouiller pour sauver les meubles, ménage très fréquent pour éviter les odeurs et les poils, et prendre des cours d’éducation…


    Je n’ai jamais autant pleuré de ma vie. Plusieurs émotions se mêlaient : la peur de ne pas réussir à maîtriser cette bête sauvage (car oui, un chien reste une bête un peu sauvage), la peur de perdre mon compagnon, la fatigue, la résistance aux remarques de mon compagnon sur l’état de l’appartement… J’étais écrasée par le poids des responsabilités :


    - mon bien-être (même si c’est égoïste, c’est important), notamment dans le milieu professionnel avec un surcroît d’activité + les allers-retours que je faisais le midi pour le chien ou bien quand je l’emmenais au bureau (oui, j’avais cette chance) ;


    - le bien-être de mon compagnon, qui avait une boule au ventre à chaque fois qu’il rentrait à l’appartement de peur de découvrir les dégâts, qui n’osait plus mettre un pas dans le salon à cause de l’odeur, qui avait peur que les voisins se plaignent du chien qui pleurait la nuit, qui s’inquiétait déjà du prix des travaux de rénovation de l’appartement à la fin de notre location… ;


    - le bien-être du chaton, qui s’est senti un peu délaissé, qui a dû apprendre à partager son environnement avec cette grosse brute et à qui le stress a déclenché une petite maladie bénigne ;


    - et bien sûr le bien-être du chien, qui n’a rien demandé à personne et qui fait de son mieux.

     

    Et je me réveille d’un mauvais rêve


    Aujourd’hui, le petit chien a 9 mois. Et nous allons tous beaucoup mieux. Je dirais que les choses se sont améliorées depuis qu’il a eu 5-6 mois. Il a appris à canaliser son énergie et sa vessie et son envie de mâchouiller du bois Ikea est passée. Je lui consacre encore du temps mais il est probablement de meilleure qualité. Mon compagnon lui accorde également de plus en plus de temps et ce n’est pas pour me déplaire. Quant au chat, il est devenu beaucoup plus câlin, a compris qu’il ne pouvait rien lui arriver en hauteur ou dans la chambre (ou l’accès est interdit au chien) mais ça ne l’empêche pas de sauter sur le chien dès qu’il a l’occasion de jouer.


    Pour résumer ce long billet, mesurez bien les changements de l’arrivée d’un chien dans votre vie. Après avoir discuté de mes problèmes avec des amis, un rapprochement entre ma situation et celle des jeunes couples ayant un premier enfant a été établi. Même si je ne pense pas avoir fait un transfert bébé-chien, la fragilité du couple était identique. Et si vous choisissez un chiot, faites preuve d’une énorme patience. Dans les moments les plus extrêmes, nous avons envisagé nous séparer du chien, pas en l’abandonnant dans la forêt, pas en le laissant dans un refuge, mais finalement nous avons décidé de nous accrocher. Il aura fallu plusieurs mois et d’autres étapes difficiles nous attendent probablement encore. Mais c’est aussi ça, la vie.

    « Quand c'est long, c'est pas toujours très bon...10 preuves qu’un chien, c’est comme un bébé, mais en mieux ! »

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