• Ne me quitte pas... (une critique de Restless)

    Si je devais pitcher Restless à la manière d'Hollywood, je dirais que c'est un mélange entre Last Days et Le Temps d'un automne. Last Days sans les plans fixes d'1 minute sur des feuilles et Le Temps d'un automne moins le côté gnangnan pour ados et les chansons.
    Qu'il n'y ait pas d'ambiguités entre nous : j'aime beaucoup ces deux films. Oui, oui, même Le Temps d'un automne et pourtant j'ai conscience de la qualité du film ! Mais je m'en fiche ! J'assume, point.

    Restless


    Gus Van Sant nous propose un nouveau un film très intimiste, centré sur Annabel (Mia Wasikowska) et Enoch (Henry Hopper). Les deux personnages ont une passion commune peu commune : variante des Serial Noceurs, ils aiment assister à des cérémonies funèbres.
    Chacun a ses raisons et notamment Annabel qui n'a plus beaucoup de temps avant que le cancer n'ait raison d'elle. Enoch se propose alors d'égayer les dernières journées de sa vie.

    annabel enoch restless

    Le hasard fait parfois bien les choses

    Le film est vraiment très mignon et très profond. Ce n'est pas qu'une histoire d'amour vouée à se terminer tragiquement. Il y a beaucoup plus. Et c'est sans aucune impatience/agitation (traductions de restless) que l'on savoure ce film.

    Assez progressivement, on découvre les personnages et leurs histoires et on s'y attache très vite :
    - Annabel, la vaillante, qui est passionnée par les oiseaux ;
    - Enoch, le marginal, qui accepte difficilement un passé douloureux ;
    - Hiroshi, le fantôme d'un kamikaze japonais, qui adore jouer à la bataille navale avec Enoch.

    hiroshi enoch restless

    Enoch et son ami fantôme Hiroshi

    Mia Wasikowska m'avait laissée indifférente dans Alice au pays des merveilles mais elle se révèle être d'une douceur extrême dans ce rôle.

    restless mia wasikowska annabel

    Annabel porte un chapeau de la collection "Peter Pan"

    Henry Hopper est plein de charme, de talent et de justesse. J'espère qu'on le retrouvera bientôt dans d'autres films.

    restless henry hopper enoch

    Henry Hopper, une révélation dans Restless

     

    En bref, Gus-Gus nous offre un moment magique et poétique et pas de doute : il est le maître des films mettant en scène les adolescents et la mort, le tout d'une manière légère et sans pathos.

    Restless est un de ces films où la mort est omniprésente mais n'empêche pas pour autant de célébrer la vie et le bonheur.

    D'ailleurs j'ai pleuré (de tristesse et de joie). Mais je pleure beaucoup. J'ai failli pleurer devant Crazy Stupid Love pour tout vous dire... Tout de même, c'était des larmes faciles et prévisibles (on le sait qu'elle va mourir, c'est dit dès le début comme dans Moulin Rouge !) mais pourtant sincères pour Restless.

     

    Restless (2011) - Réalisateur : Gus Van Sant - Acteurs principaux : Henry Hopper, Mia Wasikowska, Ryo Kase, ...

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