• Soyez bêtes !

    Vous trouverez ici des anecdotes et des conseils pour nos amis à poils, plumes et écailles.

  • Un article rédigé rapidement pour redonner un peu de vie à ce blog et pour vous faire partager les différentes choses dont j’ai pris conscience au cours d’une balade avec mon chien.

    quand un chiot arrive dans votre vie

     

    Je fais moins de manières

    Éponger le pipi, ramasser les crottes et nettoyer le vomi de son chien, je pense que c’est comme pour les parents avec leurs enfants : ça désinhibe !

    Je suis aussi plus ouverte. Je discute évidemment avec les autres propriétaires de chiens pendant que les intéressés font connaissance en jouant. Mais je me trouve également plus capable d’aborder des gens.

     

    Je suis moins patiente que je ne le pensais

    L’éducation canine est une expérience géniale. Mais je le vis comme une expérience tellement frustrante ! Moi qui avait tellement de grandes ambitions, j’ai dû malheureusement renoncer à faire de mon chien un « chien de cirque ». Je lui ai quand même appris pas mal de choses : s’asseoir, se coucher, aller au panier, monter dans la caisse de transport, avancer, s’arrêter, donner la patte droite, la patte gauche, patienter avant d’engloutir les croquettes disposées tout autour de lui et sur ses pattes…

    education-canince

    Mais Impossible de « bien » réaliser les ordres de rappel (il revient mais ne marque pas l’arrêt près de moi), le « donne » (avec un peu de bol, il lâche la balle à 1 mètre de vous), se baigner avec moi sans me labourer avec ses griffes, ne pas manger un truc dans la rue, faire tenir une croquette en équilibre sur sa tête ou son museau, faire le mort…

    Je suis certaine que le bilan n’est pas si noir que je me l’imagine mais c’est frustrant d’avoir une idée, de connaître la méthode, l’appliquer et ne pas voir de résultats. Même après plusieurs semaines de décomposition totale du couché sur le côté pour faire le mort, impossible d’obtenir des résultats sans leurre. J’ai abandonné l’idée. Peut-être qui j’y reviendrai un jour.

     

    Je fais du sport oh

    Ma motivation principale à l’adoption d’un chien était de sortir des 4 murs de mon appart’. Promener mon chien au quotidien est une activité que je trouve étrangement très agréable. Même s’il fait froid, même s’il pleut, même si je suis malade, même si on rentre tard de soirée… Parfois je traine un peu la patte lorsqu’il faut mettre mes chaussures mais une fois le coin de la rue passé et le rythme de marche enclenché, je peux marcher des heures ! Me balader 2 heures en forêt pour voir mon chien fureter partout, risquer de le lâcher et constater qu’il reste toujours à côté, je m’en savais capable.

    Mais qui aurait un jour pensé que je me mettrais à la course à pieds ? Suite à un burn-out au travail, une très bonne amie m’a conseillé de me mettre au sport. J’ai donc commencé à courir. D’abord tôt le matin, dans les rues désertes juste à côté de chez moi (bah oui, pas facile de savoir quelle distance on est capable de parcourir au début), avec jogging large et bonnet sur la tête. Et avec le chien, histoire que si je dois finir en marchant, j’ai l’air moins bête. Et je suis devenue accro au footing !

    footing-chien

    Je n’avais jamais pratiqué de sport en dehors de l’école (excepté 1 an de volley avec le collège). Je n’avais jamais réellement réalisé les effets bénéfiques du sport :

    - physiquement évidemment (la peau plus ferme ouiii)

    - encore plus psychologiquement (merci les endorphines, la volonté et la confiance en soi !)

    - et surtout de voir le bonheur de mon chien gambader à mes côtés (ou devant à me tirer ou derrière à se faire tirer…).

    Pas de doute, il adore ça autant que moi : quand je sors la laisse classique, il remue la queue, quand je sors le harnais pour courir il remue de tout son corps !

     

    Mon amour pour les animaux est plus fort que tout 

    Je suis prête à beaucoup de choses pour l’amour de mon chien. J’ai laissé de côté de nombreux passe-temps (la couture et les jeux vidéo notamment) pour m’occuper de lui. Même à être de mauvaise foi ! J’avoue que je trouve beaucoup d’excuses à ces écarts de comportement.

    « C’est parce qu’il n’a pas encore mangé » « C’est parce qu’il fait chaud » « C’est parce que tu n’as pas dit le bon ordre » « C’est le chat qui a commencé ! » « Mais il est tellement mignon <3 »

    Tous les arguments sont bons pour protéger ma boule de poils.

    En parlant de protection, la campagne 2016 de 30 Millions d’Amis m’a fait pleurer à grosses larmes :

    D’ailleurs, plus j’apprends à connaître les chiens moins je comprends les humains. Pourquoi les gens traversent-ils des parcs réservés aux chiens (et parfois sales) alors qu’il y a un magnifique parc verdoyant juste à côté qui lui est interdit aux chiens ? Pourquoi les humains sont-ils aussi sales ? Pourquoi jettent-ils des os de poulet dans la rue quand il y a une poubelle à moins de 100 mètres ? Même les chiens guides d’aveugles sont capables de trouver des poubelles ! Pourquoi les enfants prennent-ils du plaisir à aboyer après un chien qui est terrorisé et qui se plaignent à leurs parents si le chien leur répond en aboyant ?

    Les chiens sont meilleurs que les hommes. Et les rennes aussi comme le chante si bien Kristoff dans la Reine des neiges.

     

     

    Vous l’aurez compris, l’arrivée d’un chien dans un foyer peut bouleverser votre vie, en bien la plupart du temps (même si j’ai connu des débuts difficiles) ! Et mon chien est un sujet de discussion intarissable !

     

    NB : Je suis aussi gaga de mon chat. Je me réjouis chaque jour de nos séances de jeux et de notre câlin rituel du soir.


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  • Je vous entends déjà, vous, les voix venues du fond de la salle, crier au scandale parce que j’ose tenir ce genre de propos mais ça ne me fera pas taire pour autant. Je n’ai pas d’enfant. Je n’en veux pas. Ni maintenant, ni jamais. Pourquoi ? Parce que j’ai un chien et que c’est déjà suffisant. Et je vais vous le montrer en quelques points.

     

    1) La guerre du pipi-caca

    Oui, un bébé chien (et quelques vieux chiens) ne sait pas que faire pipi à l’intérieur est un grave délit de propreté. Pour lui, du moment que c’est à 1m de l’endroit où il dort et mange, c’est l’endroit idéal pour se soulager. L’apprentissage de la propreté peut être très très ch**t et long : au début des grosses flaques toutes les 30 minutes et puis un petit pipi par jour quand il reste enfermé trop longtemps. Un chiot devient propre entre 3 et 10 mois en moyenne. Tout dépend de la taille du chien, de son sexe et de la motivation du maître.

    propete chiot

    Et un bébé humain alors ? Vous comme moi, nous avons tous fait pipi dans notre couche, dans notre lit, dans notre pantalon (et dans une piscine, mais c’est un autre sujet). Un enfant doit d’abord se concentrer sur beaucoup d’autres choses comme marcher ou parler avant d’apprendre à être propre, et cela n’arrive pas avant l’âge de 18 mois ! Même à 3 ans, l’âge officiel  d’entrée en maternelle, tout n’est pas encore gagné !

    Alors mieux vaut 9 mois de serpillère sur le sol que changer des couches pendant 3 ans !

     

    2) La saleté

    Oui, un chien ça marche parterre sans chaussures, ça bave, ça se lèche les parties génitales, ça mange même tout ce que ça trouve dans la rue. Mais vous savez quoi ? Les humains aussi ! Bon, peut-être pas exactement dans la même situation. J’ai rarement vu des humains se jeter sur une croûte de pizza dans le caniveau avec le même entrain que mon chien. Cependant, un bébé se traîne parterre dès qu’il le peut, touche à tout et met tout dans sa bouche ! Qui n’a jamais vu un enfant lécher un poteau au supermarché ou mettre les mains dans le bac à sable, puis sur son visage ? Et je ne vous parle pas des petits microbes que l’on emmène avec nous partout même une fois adulte.

    chien bave

    Je te jure, t'as un truc là...

    Autre information : un chien, c’est poilu. Certaines races plus que d’autres. Et au cours de la journée, en frôlant des meubles, en jouant, en se grattant, en étant caressé ou bien naturellement, il perd ses poils. Un petit coup de balai quotidien et on en parle plus. Par expérience, je peux vous dire qu’une petite fille aux cheveux longs, c’est tout aussi casse-pied.

    Conclusion : mieux vaut éviter les léchouilles du toutou à longueur de journée mais qui aimerait embrasser un enfant juste après son repas ou une sortie en pleine nature ?

     

    3) Le bruit

    Oui, un chien aboie, grogne, piaille, marche et adooooore les jouets qui font pouet-pouet et il se fiche bien de savoir si vous êtes réveillés ou si vous avez envie de regarder ce reportage à la télé.

    jouet toutou

    Est-ce que je sors les cartes "bébé qui pleure", "enfants qui courent partout" et "Dis maman, pourquoi ?", ou est-ce que vous aviez fait le rapprochement vous-même ?

     

    4) Les dégâts

    Oui, un chien qui s’ennuie, s’inquiète (ou qui cherche à se venger) peut s’en prendre à vos meubles ou à vos affaires.

    Que les enfants qui n’ont jamais rien cassé chez eux, lèvent la main… Ok, un bébé ne mangera pas un pied de table. En revanche, il arrivera plus souvent qu’il dessine sur les murs…

     

    5) Les sorties

    Oui, un chien a besoin d’exercice et de sorties pour voir ses copains et faire ses besoins.

    border collie frisbee

    Avec un bébé, vous devrez aussi vous farcir les sorties au parc pour ne pas qu’il reste planté devant la télé ou pour lui faire découvrir le monde. Le gros avantage du chien : il n’a pas besoin d’accessoire encombrant comme une poussette (sauf pour ceux qui pensent que leurs "petits trésors d’amour" sont trop fragiles pour les trottoirs) ; il ne vous demandera jamais d’être porté et refusera rarement une sortie. Cela dépend des chiens mais ils ne vous demanderont généralement pas de les regarder faire de la balançoire.

     

    6) L’incapacité à rester seul

    Oui, un chien aime la compagnie, mais pas besoin de faire appel à une nounou dès que vous vous absentez une heure.

    meute chien

    Un pour tous et tous pour un !

    Autre bonne nouvelle : un chien n’a pas de vacances scolaires donc il n’est pas nécessaire de le confier aux grands-parents ou à une colonie de vacances quand vous travaillez en août.

     

    7) L’éducation

    Oui, un chien a besoin de règles d’éducation. Certains les assimilent vite, d’autres ont beaucoup plus de mal. Ces règles portent sur le respect du territoire (ça c’est ta place, ça c’est la mienne), la gestion des contacts (oui tu peux jouer avec ce chien ou non), la nourriture (je suis celui qui a la clé du frigo) et quelques ordres de position (assis, couché, au pied…). Cet apprentissage peut se faire un peu chaque jour, sous forme de jeux, aussi bien pour vous que pour votre chien.

    Apprenez maintenant à votre enfant à bien se tenir à table, à être poli, à apprendre à faire ses lacets, à lire et écrire, à faire du vélo, etc… Je ne suis pas sûre que cela se passe toujours dans la joie et la bonne humeur.

     

    8) La galère des voyages

    Oui, les chiens ne sont pas admis partout. Mais entre nous, on se passerait bien des bébés pleureurs au restaurant et des poussettes dans les transports en commun.

    chien transport

    Et d’accord, si vous décidez de voyager, il faudra trouver quelqu’un pour garder toutou (ce qui revient plus cher que de l’abandonner dans la forêt). Cependant, si vous avez décidé de gravir l’Himalaya, votre bébé ne pourra non plus vous accompagner.

    9) Le coût

    Oui, un chien de race peut coûter une fortune. Si vous adopter en refuge, l’investissement sera moindre. Bien entendu, il y a les frais de vétérinaire, les croquettes et le matériel minimum (panier, laisse, joujou). Le coût d’un chien n’est même pas proportionnel à sa taille. En effet, un petit bichon ou un caniche aura plus besoin d’aller chez le toiletteur qu’un labrador ou un danois. Et je ne parle même pas des propriétaires de chien-bijou tel que les chihuahuas qui résistent rarement à constituer une armoire de vêtements fashion ou de colliers fantaisie.

    chien dorothy

    Salut, c'est moi Dogothy !

    Le budget couches pour un bébé jusque 3 ans est chiffré à 1500€, sans compter le matériel de grossesse puis de puériculture. Plus les jouets, les activités extra-scolaires, la nourriture, les jours d’absence pour enfant malade…

     

    10) La mignosité

    Oui, un chiot, c’est tout mignon. On peut lui faire des « areuh-areuh » tout comme les bébés et les cajoler (mais pas trop, il faut les laisser un peu vivre). Finalement, un petit être, quelle que soit sa race, c’est fragile et ça a besoin de protection.

    Et la rumeur dit que les bébés mignons font des enfants et des adultes pas top-top… Et ça dure beaucoup moins longtemps.

     

    chiot labrador chocolat

     

    Je ne sais pas si je vous ai convaincu avec tous ces arguments, en tout cas, j’ai fait mon choix. Sans compter qu’un chien ne vous dira jamais qu’il vous déteste (que vous l’emmerdez oui, mais juste sur l’instant), qu’il a une psychologie beaucoup plus simple, qu’il vous fera prendre l’air dès le réveil, qu’il vous aidera à vous socialiser et qu’en plus, vous pourrez le choisir et vous n’aurez pas de vergetures !


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  • Il est temps de redonner vie à ce blog en inaugurant une nouvelle rubrique Soyez bêtes !


    En effet, je vous annonçais il y a plusieurs mois de grands bouleversements dans ma vie avec l’arrivée du prince charmant. Depuis, un chat et un chien nous ont rejoints. Et le tableau s’est quelques fois assombri. C’est donc une envie de confession et de conseils qui me pousse à partager mon expérience.

     

    Et le rêve devient réalité


    On a tous des rêves (comme dirait Raiponce). Certains rêvent de devenir chanteurs, d’autre de gagner au loto. Moi, je rêvais de trouver l’amour et qu’ensemble nous élevions un chien. Il est chat, je suis chien… pourquoi ne pas adopter les deux ? Pour le chat, nous n’avions pas d’attente particulière, mais pour le chien nous avons défini des critères et avons fait une recherche sur internet pour trouver une race qui correspondait. Nous (enfin peut-être plus "je") avons eu un coup de foudre pour une race qui malheureusement est rare, donc chère et avec une longue attente.
     
    Pour conserver un peu d’anonymat, je fais délibérément le choix de ne pas vous dire la race de chien. De toute façon, cette histoire peut parler à tout futur ou actuel propriétaire de chiens, qu’il s’agisse d’un chihuahua ou d’un berger allemand.

    bouille de chiot


    8 mois à attendre et à nous préparer avec enthousiasme à l’arrivée de ce toutou. Nous avons un peu comblé notre impatience avec l’arrivée du chat, ce qui m’a permis d’affûter un peu mon autorité.


    Lorsque le jour est enfin arrivé, j’étais toute excitée mais également morte de trouille. Et si le chiot ne me plaisait plus ? Et si on refusait de nous le confier ? Et si ça se passait mal ? J’ai tout de suite craqué pour sa petite bouille. J’étais même un peu jalouse que mon compagnon arrive plus facilement à l’apprivoiser que moi. Malgré mes peurs, nous repartons avec notre "bébé" dans les bras, faisons un long trajet en voiture sans problème et les premières d’un long flot de larmes ont commencées à couler.


    J’ai pleuré de joie dans la voiture avec cette grosse boule de poils dans les bras. Mon rêve devenait enfin réalité. J’avais un chien ! Un chien avec qui partager des éclats de rire, des câlins, des jeux, des sorties… et des difficultés…

     

    Et la réalité devient cauchemar


    Quand vous lisez qu’un chiot n’est pas propre et fait pipi partout. C’est vrai ! En à peine 30 minutes à la maison, le petit coco avait baptisé tous les tapis de la maison avec des trainées de pipi… Nous sommes arrivés tard à l’appartement et mon compagnon était exténué. J’ai donc dû me jeter dans le bain très vite : donner un premier bain au chien (durant l’intégralité duquel il a hurlé), passer de longs moments avec lui sur le balcon pour limiter les incidents pipis, l’empêcher de courir après le chat, passer la nuit à le rassurer car il n’était plus avec ses frères et sœurs et que j’étais sa nouvelle môman.


    Dès lors, un fossé s’est creusé avec mon compagnon. Un conseil que je ne lis pas souvent sur internet est l’importance pour un couple qui adopte un animal d’être en accord parfait sur les "règles" que vont exiger l’arrivée de ce nouvel habitant. J’ai eu le sentiment terrible d’être abandonnée durant les premiers mois du chiot. Certes, je lui consacrais beaucoup de temps, beaucoup trop probablement, mais mon compagnon lui en accordait si peu que je me sentais obligée de compenser.


    Il est vrai qu’un chien peut faire pas mal de dégâts. On espère toujours qu’on y échappera mais on ne peut pas toujours l’éviter. Si nous avons eu beaucoup de chance avec le chat qui n’a jamais rien détruit (ni objet poussé dans le vide, ni griffures, ni pipi mal placé), ça n’a pas été le cas du chien : meubles mâchouillés, tiroirs ouverts et contenu déchiqueté (livres, câbles, etc…), parquet griffé, malpropreté, agressivité…

    chiot machouille


    Mon compagnon qui est de nature assez râleuse semblait de moins en moins emballé à l’idée d’avoir ce chien. Je cherchais donc toutes les solutions pour diminuer sa "colère" : sortir le chien jusqu’à 7 fois par jour pour qu’il apprenne à faire ses besoins dehors et dépense son énergie, apprentissage de la propreté sur les tapis absorbants, exercices pour maîtriser son agressivité (enfin sa peur), ses excès de joie (et vas-y que je te grimpe dessus ou que je pisse de joie…), jouets à mâchouiller pour sauver les meubles, ménage très fréquent pour éviter les odeurs et les poils, et prendre des cours d’éducation…


    Je n’ai jamais autant pleuré de ma vie. Plusieurs émotions se mêlaient : la peur de ne pas réussir à maîtriser cette bête sauvage (car oui, un chien reste une bête un peu sauvage), la peur de perdre mon compagnon, la fatigue, la résistance aux remarques de mon compagnon sur l’état de l’appartement… J’étais écrasée par le poids des responsabilités :


    - mon bien-être (même si c’est égoïste, c’est important), notamment dans le milieu professionnel avec un surcroît d’activité + les allers-retours que je faisais le midi pour le chien ou bien quand je l’emmenais au bureau (oui, j’avais cette chance) ;


    - le bien-être de mon compagnon, qui avait une boule au ventre à chaque fois qu’il rentrait à l’appartement de peur de découvrir les dégâts, qui n’osait plus mettre un pas dans le salon à cause de l’odeur, qui avait peur que les voisins se plaignent du chien qui pleurait la nuit, qui s’inquiétait déjà du prix des travaux de rénovation de l’appartement à la fin de notre location… ;


    - le bien-être du chaton, qui s’est senti un peu délaissé, qui a dû apprendre à partager son environnement avec cette grosse brute et à qui le stress a déclenché une petite maladie bénigne ;


    - et bien sûr le bien-être du chien, qui n’a rien demandé à personne et qui fait de son mieux.

     

    Et je me réveille d’un mauvais rêve


    Aujourd’hui, le petit chien a 9 mois. Et nous allons tous beaucoup mieux. Je dirais que les choses se sont améliorées depuis qu’il a eu 5-6 mois. Il a appris à canaliser son énergie et sa vessie et son envie de mâchouiller du bois Ikea est passée. Je lui consacre encore du temps mais il est probablement de meilleure qualité. Mon compagnon lui accorde également de plus en plus de temps et ce n’est pas pour me déplaire. Quant au chat, il est devenu beaucoup plus câlin, a compris qu’il ne pouvait rien lui arriver en hauteur ou dans la chambre (ou l’accès est interdit au chien) mais ça ne l’empêche pas de sauter sur le chien dès qu’il a l’occasion de jouer.


    Pour résumer ce long billet, mesurez bien les changements de l’arrivée d’un chien dans votre vie. Après avoir discuté de mes problèmes avec des amis, un rapprochement entre ma situation et celle des jeunes couples ayant un premier enfant a été établi. Même si je ne pense pas avoir fait un transfert bébé-chien, la fragilité du couple était identique. Et si vous choisissez un chiot, faites preuve d’une énorme patience. Dans les moments les plus extrêmes, nous avons envisagé nous séparer du chien, pas en l’abandonnant dans la forêt, pas en le laissant dans un refuge, mais finalement nous avons décidé de nous accrocher. Il aura fallu plusieurs mois et d’autres étapes difficiles nous attendent probablement encore. Mais c’est aussi ça, la vie.


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